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Faire face à l’incertitude liée à la pandémie

Par |2022-03-08T02:10:54+00:00mars 22, 2021|Santé et bien-être, Santé mentale|

L’arrivée du variant Omicron, motivant de nouvelles mesures gouvernementales, soulève plusieurs questions et fait augmenter le niveau de stress et d’anxiété de plusieurs d’entre nous. Nous sommes appelés à nous adapter depuis près de 2 ans et nous devons encore faire face à l’incertitude.

Child Mind Institute a récemment publié l’article Dealing With Uncertainty in the Face of Omicron, qui aborde quelques pistes d’action pour tolérer l’incertitude, maintenir une attitude positive et apaiser son stress. Les conseils ci-dessous proviennent de cet article, rédigé par Caroline Miller

Selon le Dr. Anderson, psychologue clinique à Child Mind Institute, l’incertitude est difficile à tolérer, car les êtres humains sont programmés pour réagir immédiatement au danger. Nous nous sentons inconfortables lorsque nous ne pouvons pas identifier spécifiquement la menace, lorsque nous ne connaissons pas sa durée et que nous avons peu ou pas de contrôle sur les événements. 


QUOI FAIRE POUR TOLÉRER L’INCERTITUDE ? 
 

Le Dr. Anderson souligne que les outils que nous pouvons utiliser pour faire face à l’incertitude sont les mêmes que nous utilisons dans toute situation impliquant du stress et des émotions intenses :  

La meilleure façon de déjouer l’inquiétude à l’égard de l’avenir est de se concentrer sur le moment présent. C’est une compétence de base de la pleine conscience, soit d’essayer d’être dans le présent et non pas dans le passé ou le futur.  

Au lieu de nous concentrer sur des pensées non aidantes, comme le fait d’imaginer les pires scénarios, nous pouvons porter attention à ce que nous pouvons voir et entendre autour de nous.  

Pour en savoir plus à propos de la pratique de la pleine conscience :  

Jeunes : La pleine conscience comme outil de bien-être 

Parents : Pratiquer la pleine conscience en famille 

Personnel scolaire : M à 6 et 7 à 12 

« L’adaptation réfère aux pensées et comportements d’une personne lorsqu’elle est confrontée à une situation menaçante (stress) afin d’éviter les conséquences négatives sur son bien-être. » – Centre d’études sur le stress humain

Les pensées d’adaptation, soit des pensées aidantes, peuvent nous aider à nous sentir plus à l’aise avec l’incertitude et favoriser ainsi notre capacité d’adaptation. Par exemple : « J’ai déjà vécu des choses comme celle-ci auparavant, et je suis assez fort.e pour y faire face à nouveau. », « J’ai de la famille et des amis pour me soutenir à travers ce stress », etc.  

Les comportements d’adaptation sont des actions que nous pouvons poser afin d’apaiser notre stress et de veiller à notre bien-être. Il peut s’agir d’actions pour prendre soin de soi, comme une pause en plein air, écouter de la musique, faire de l’exercice, appeler une personne de confiance, visionner un spectacle d’humour, etc.

Conseils pour favoriser les pensées aidantes :
Pensée utile (Anxiété Canada)


Interaction constante entre nos pensées, nos émotions et nos comportements :

Les pensées, les sentiments et les actions (School Mental Health Ontario, Jack.org) 

« L’une des choses les plus difficiles à propos des émotions très intenses est l’impression que ce sentiment va durer éternellement, qu’il n’y a pas d’échappatoire », souligne le Dr Anderson, « Mais ce n’est pas vrai ».  

Nous savons que la plupart des émotions évoluent, changent et diminuent avec le temps. En considérant ceci, lorsque nous traversons une période difficile, il est généralement plus facile de reconnaître que nous souffrons actuellement, mais qu’il est possible de s’en sortir et que la souffrance diminuera.

Outils pour apaiser les émotions fortes, tolérer la détresse et aller de l’avant : 

Manuel sur la tolérance à l’incertitude liées à la COVID-19 (Dre Sachiko Nagasawa

Lorsque l’actualité regorge de prédictions et de possibilités inquiétantes liées à la pandémie, il peut être aidant de limiter son exposition à celle-ci. 

Le Dr Anderson indique deux exemples de stratégies. La première consiste à rechercher le côté positif des nouvelles et des informations. La deuxième est de prévoir une durée maximale (minuteur) pour encadrer son temps d’exposition au contenu médiatique lié à la COVID-19.

Au lieu de penser à la façon dont le nouveau variant pourrait nous ramener à mars 2020, pensons aux avancées qui nous permettent de faire face au virus. Nous n’avons pas pu l’éliminer, mais nous comprenons beaucoup mieux comment le virus fonctionne et plusieurs actions sont mises en place dans le but de le combattre.  

Il est difficile de prendre des décisions lorsque l’information est incertaine. Pour éviter que l’inquiétude et l’évaluation des risques ne prennent le dessus à chaque instant, le Dr Anderson suggère de faire un inventaire des risques de son entourage pour ainsi décider des ajustements nécessaires et passer à autre chose. Nous pourrons toujours ajuster les mesures selon l’évolution de la situation.  

Malgré l’incertitude, nous avons tout de même le pouvoir d’agir (contrôle) sur plusieurs éléments afin d’assurer notre protection et celle de nos proches. Parmi les ajustements possibles, nous pouvons revoir nos plans de rassemblements, favoriser les activités à l’extérieur, organiser un souper virtuel avec des proches, etc. 

Il est pertinent de se rappeler les stratégies qui ont déjà fonctionnées pour nous aider à traverser les moments les plus difficilesCuisiner? Aller marcher? Un bain chaud? Rire?

Prendre soin de soi en créant un plan de bien-être préventif : 
La roue du bien-être et Liste de suggestions pour prendre soin de soi (Jeunesse J’écoute)


Stimuler ses neurotransmetteurs du bonheur : 

As-tu eu ta DOSE de bonheur?(Caroline Quarré, Pas-à-pas)


Se
rappeler l’influence entre les pensées, les émotions et les comportements :

Les pensées, les sentiments et les actions (School Mental Health Ontario, Jack.org)

Les répercussions de la pandémie se sont manifestées différemment pour chaque personne et chaque famille. Pour certaines personnes, cela a été (et est encore) intensément stressant, voire traumatisant.  

La santé mentale, autant des adultes que des enfants, a été mise à l’épreuve. Si nous nous sentons dépassés, le soutien d’un.e professionnel.le de la santé mentale peut être crucial pour un rétablissement sain. N’hésitons pas à demander de l’aide

De nombreux services d’aide sont disponibles :  

Veuillez consulter la page Obtenir du soutien

 

RESSOURCES COMPLÉMENTAIRES  :

En lien avec la pandémie

 

À propos de l’anxiété  

Nous vous encourageons à consulter les sections Santé mentale et Style de vie sain !  

En lien avec la pandémie 

 

À propos de l’anxiété et du stress 

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