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Antiracisme : Quelques notions importantes

Par |2021-11-25T00:58:02+00:00août 3, 2021|Antiracisme|

Parler du racisme peut être perçu comme délicat, parfois inconfortable, mais absolument nécessaire.

Connaitre les notions de base liées à l’antiracisme permet d’avoir des discussions importantes afin de contrer les préjugés et la discrimination à caractère raciste 

NOTIONS DE BASE

Le terme race est issu d’une construction sociale et politique et non d’un fondement biologique. Ce terme a été créé sous l’influence du pouvoir des entreprises coloniales européennes à partir du 17e siècle dans le but de catégoriser les peuples, plaçant les personnes blanches en supériorité, engendrant ainsi une hiérarchie inégalitaire. 

La race est souvent associée à des caractéristiques physiques comme la couleur de la peau, la forme de yeux, la texture des cheveux, etc.  

Aujourd’hui, ce terme est contesté et son utilisation est à éviter puisqu’il peut-être offensant pour plusieurs personnes.  

La racialisation ou racisation est le processus politique et social par lequel une personne est associée à une catégorie raciale (race) déterminée. La racialisation peut être utilisée pour des raisons juridiques, par exemple lorsque le gouvernement reconnait le statut d’Indien d’une personne en vertu de la Loi sur les Indiens 

En raison de l’histoire coloniale, les personnes blanches détenaient le pouvoir social, politique et économique de créer ces catégories raciales. En conséquence, dans de nombreux pays, la blancheur est encore maintenue comme la norme, ce qui contribue au maintien des inégalités.  

Le terme personne racisée ou racialisée fait référence à une personne qui appartient à un des groupes ayant subi un processus de racialisation. 

Tu remarqueras peut-être que ce terme est souvent utilisé pour désigner une personne qui n’est pas blanche, donc issue d’un groupe ethnique minoritaire ou marginalisé.  

Toutefois, certaines personnes croient que l’utilisation de ce terme est problématique puisqu’il sous-entend que la blancheur est la norme et néglige le fait que la blancheur est également issue d’une construction sociale et politique.  

L’ethnicité ou un groupe ethnique représente une communauté ayant en commun par exemple une culture, une histoire, une langue, un mode de vie, une religion, une nationalité.  

En d’autres mots, c’est l’appartenance à un groupe qui partage des éléments communs.

Le colonialisme c’est une pratique de domination et d’exploitation de territoires qui suppose la soumission complète d’un peuple à un autre 

Dans le cas du Canada, les colons se sont approprié le territoire tout en exerçant des pratiques visant une assimilation des peuples autochtones et une extinction de leurs cultures, traditions, langues et liens à la terre.  

Le racisme connu aujourd’hui est influencé par les pratiques du colonialisme et les récits coloniaux ayant présenté les peuples autochtones comme inférieurs.  

Le privilège blanc représente des avantages que les personnes blanches bénéficient, soit que la couleur de leur peau ou leur ethnicité n’est pas un obstacle à leur réussite ou leur bien-être.  

Ces avantages sont souvent invisibles aux yeux des personnes blanches, car ils sont devenus une norme.   

Quelques exemples de privilèges des personnes blanches : 

  • Être largement représentées socialement (ex : pouvoir politique, médias, livres, jouets, etc.).  
  • Se sentir généralement en sécurité et respectées par les autorités (ex : police) et les services publiques (ex : services de santé).  
  • Avoir un prénom ou un nom dont la majorité des gens savent prononcer. 
  • Être moins susceptibles d’avoir à expliquer d’où elles viennent ou de ressentir le besoin de se justifier afin de se faire accepter au sein d’un groupe.  
  • Ne pas craindre la discrimination pour l’obtention d’un emploi ou d’un logement en raison de leur ethnicité, de leur nom ou de leur couleur de peau. 

À l’inverse, le privilège blanc crée de nombreux désavantages pour les PANDC.  

Visionne la vidéo Le privilège blanc (Briser le code) pour une explication plus concrète. 

Le sigle PANDC signifie : Personnes autochtones, noires et de couleur 

En anglais, les acronymes BIPOC (Black, Indigenous, People of Colour) et IBPOC (Indigenous, Black, People of Colour) sont utilisés.  

Ces acronymes sont actuellement utilisés afin de remplacer les termes « personnes de couleur » et « minorité visibles ». 

Toutefois, le vocabulaire évolue constamment avec le temps, principalement lorsque des termes sont jugés incomplets ou imprécis.  

 

 

 

Vidéo produite par Radio-Canada.

 

PEUPLES AUTOCHTONES

Au Canada, une personne autochtone est une personne dont les ancêtres étaient les premiers habitants de l’Amérique du Nord.   

La Constitution canadienne reconnaît trois groupes autochtones, soit les Premières Nations (anciennement appelés les Indiens), les Métis et les Inuits  

Ces trois groupes distincts, qui regroupent de nombreuses communautés uniques, ont leurs propres pratiques culturelles, croyances, langues, histoire et enjeux actuels.    

Le terme Premières Nations est maintenant utilisé pour remplacer le terme « Indien », sans qu’il y ait toutefois de définition officielle.  

Aujourd’hui, l’utilisation du terme « Indien » est à éviter puisqu’il est considéré comme offensant.  

Toutefois, il est encore utilisé pour des raisons juridiques, soit en vertu de la Loi sur les Indiens. Les membres des Premières Nations comprennent les Indiens inscrits et non inscrits. 

Il existe plus de 600 communautés des Premières Nations représentant plus de 50 Nations, ayant leur propre culture.  

Les membres des Premières Nations se définissent généralement comme appartenant à une nation particulière ou en précisant l’appartenance à une communauté à l’intérieur de cette nation.  

Les Métis sont des personnes d’ascendance mixte, c’est-à-dire qu’elles ont des ancêtres issus d’une Première Nation ainsi que des ancêtres européens. 

La Nation Métis possède une culture unique, inspirée de leurs héritages culturels diversifiés.  

Les Inuits sont des personnes autochtones du Nord canadien (Nunavut, Territoires du Nord-Ouest, Yukon, Nord du Québec et du Labrador).  

En raison de leurs caractéristiques uniques, les peuples Inuits se distinguent des Premières Nations et ne sont pas concernés par la Loi sur les Indiens.   

Le mot « Inuit » signifie les gens ou peuple, dans la langue inuktitut.   

Les pensionnats autochtones, aussi appelés pensionnats indiens ou écoles résidentielles, étaient des écoles financées par le gouvernement canadien et dirigées par les églises chrétiennes. 

Le but des pensionnats était d’assimiler les jeunes autochtones à la culture euro-canadienne en les coupant de leur famille, leur culture, leurs traditions, leur langue.   

C’est ainsi que plus de 150 000 enfants autochtones (Premières Nations, Inuits et Métis) ont été enlevés à leur famille pendant plus de 160 ans (1831 et 1996). Parmi ceux-ci, des milliers sont décédés, soit au pensionnat, soit en conséquence de ces expériences traumatisantes.  

En plus de la malnutrition et des conditions de vie médiocres entrainant des épidémies, plusieurs élèves ont subi des mauvais traitements dans les pensionnats, tel que des punitions excessives, de la violence physique, des abus sexuels.  

Ces tentatives d’assimilation ont engendré un sentiment de désorientation chez plusieurs des survivants, ayant l’impression de n’appartenir ni à leur communauté autochtone, ni à la société des colons.  

Le système des pensionnats indiens a brisé des vies, des communautés et des cultures dont les conséquences se transmettent sur plusieurs générations (voir Traumatisme intergénérationnel ci-dessous).  

En 2008, laCommission de vérité et réconciliation (CVR) a été créée afin de documenter les conséquences et les impacts continus des pensionnats sur les peuples autochtones, puis 94 appels à l’action ont été présentés dans un rapport publié en 2015.

Vidéo produite par Historica Canada.

Au Canada, le traumatisme intergénérationnel fait référence aux répercussions des expériences traumatisantes vécues dans les pensionnats autochtones, qui continuent d’être ressenties par les générations suivantes.   

Tel que mentionné dans la définition des pensionnats autochtones, des vies, des communautés et des cultures ont été brisées. Plus de 80 000 survivants et leur famille vivent toujours avec les répercussions de ce système.  

Les générations suivantes, soit les enfants et les petits-enfants, ont hérité de ces traumatismes qui engendrent de la détresse se manifestant à travers la dépression, l’anxiété, la violence familiale, la toxicomanie, les idées suicidaires. 

La guérison d’un traumatisme intergénérationnel peut prendre de nombreuses années. Un processus de réconciliation est nécessaire à cette guérison. 

Vidéo produite par Historica Canada.

 

DISCRIMINATION À CARACTÈRE RACISTE

Le racisme, c’est toute action individuelle ou pratique institutionnelle (attitudes, comportements, croyances, valeurs) qui traite les gens de manière différente et inégale en raison de leur couleur de peau ou de leur ethnicité.   

Fondé sur une idéologique de supériorité d’un groupe par rapport à un autre, le racisme est ancré dans l’histoire et continue d’être présent aujourd’hui, entrainant des conséquences importantes sur les personnes, les familles, les communautés, bref sur la société entière.   

Le racisme individuel, c’est l’ensemble des manifestations (préjugés, discriminations) entre les individus. Cette forme de racisme n’est pas nécessairement consciente et peut être liée à un héritage de l’époque du colonialisme.   

Le racisme systémique est défini dans l’onglet suivant.  

Pour une explication plus concrète, visionne la vidéo What is race and racism? (Center for Prevention MN – anglais uniquement).

Racisme systémique ou institutionnel est un concept qui désigne la structure de la société qui maintient un système inégalitaire qui privilégie ou opprime différents groupes « raciaux ».  

C’est donc une forme de racisme exercé par les institutions, comme les gouvernements, les systèmes d’éducation, de santé et de justice, envers certains groupes racisés.  

Qu’il soit volontaire ou non, le racisme systémique peut se manifester dans tous les domaines par des pratiques, des politiques, des règlements ou des lois qui portent atteinte aux droits des personnes issues de la diversité culturelle.  

Par exemple, concernant le système de justice, les soins de santé, l’accès à l’emploi, l’industrie de la culture et des médias, les PANDC subissent plus de discriminations que le reste de la population.  

Vidéo produite par MAJ (Radio-Canada).

La discrimination est une attitude ou un comportement qui est interdite aux termes de la loi. 

C’est le fait de traiter différemment et injustement une personne en raison de caractéristiques personnelles particulières, comme son origine ethnique, sa couleur de peau, son genre, sa situation économique, son âge, ses limitations, sa religion, etc.   

Le terme discrimination raciale ou discrimination à caractère raciste est parfois utilisé pour parler de la discrimination basée sur la race.  

La discrimination va à l’encontre du principe d’équité. 

Les stéréotypes sont des idées préconçues à l’égard de groupes de personnes selon des composantes de leur identité, soit l’origine ethnique, la couleur de peau, le sexe, la situation économique, l’âge, les limitations, la religion, etc.   

Des caractéristiques sont attribuées collectivement à l’ensemble d’un groupe de personnes, ce qui engendre une généralisation à leur sujet (ex : les jeunes sont…les filles aiment…les garçons font…).  

Tout le monde entretient des stéréotypes qui se transmettent souvent par l’éducation. C’est important d’en prendre conscience, car les stéréotypes sont souvent injustes et peuvent influencer négativement notre façon de percevoir les autres personnes et d’interagir avec elles. 

Les préjugés représentent des opinions ou des attitudes négatives envers une ou des personnes en raison de leur (présumée) appartenance à un groupe particulier.   

Les préjugés sont fondés sur des croyances et des stéréotypes, souvent conçus sans justification raisonnable.  

Les préjugés peuvent mener à la discrimination et avoir des conséquences importantes

Les biais inconscients sont des idées erronées ou des fausses croyances à propos d’une personne ou d’un groupe en fonction de caractéristiques observables comme la couleur de la peau, l’âge, le sexe, le poids, etc.  

Tout le monde entretient des biais inconscients et ils sont souvent incompatibles avec nos valeurs conscientes. Plus on reconnait que notre jugement peut être biaisé, plus on a de chance de diminuer ces biais.  

La présence de biais inconscients dans la société peut avoir de nombreux impacts sociaux, soit sur l’accès à l’éducation et à l’emploi, la qualité de vie, les relations sociales, le traitement du service à la clientèle, etc. 

Visionne la vidéo Les biais inconscients (Briser le code) pour une explication plus concrète. 

La suprématie blanche est l’idéologie selon laquelle les personnes blanches (leur idées, pensées, croyances et actions) sont supérieures aux autres groupes racisés.  

La suprématie blanche s’exprime de manière individuelle, mais aussi à travers les institutions (ex : gouvernements, systèmes d’éducation, etc.).  

Le colorisme est une discrimination basée sur le teint de la peau 

Le colorisme fait référence à l’idéologie de la suprématie blanche qui place la « blancheur » en supériorité. C’est donc de penser que plus une personne a la peau claire et des traits plus européens, mieux c’est.  

Contrairement au racisme, cette discrimination peut se manifester entre les personnes appartenant à une même communauté. 

Le racisme intériorisé, c’est lorsqu’une personne s’identifie elle-même aux stéréotypes et aux préjugés contre son propre groupe ethnique.  

Cette personne en vient à normaliser, accepter ou exprimer ces croyances en discriminant les membres de sa propre communauté. 

La xénophobie représente une hostilité ou une haine irrationnelle envers les personnes « étrangères », soit provenant d’un autre pays que le sien.  

Dans certains cas, la xénophobie découlerait d’une peur de l’inconnu et de perdre sa propre identité. 

 

ATTITUDES ET COMPORTEMENTS 

L’appropriation culturelle se produit lorsqu’une personne adopte des codes culturels (ex : vêtements, symboles, rituels, etc.) d’un groupe minoritaire ou marginalisé sans réellement comprendre leurs valeurs et sans avoir obtenu la permission.   

Les gestes d’appropriation culturelle peuvent être offensants et blessants pour les communautés concernées, qui peuvent avoir l’impression de se faire « voler » leur héritage culturel.  

Quelques exemples d’appropriation culturelle :  

  • Costumes d’Halloween représentant une autre culture.   
  • Fabrication et vente de copies d’objets traditionnels appartenant à une certaine culture. 
  • Intégration de vêtements traditionnels dans l’industrie de la mode.  
  • Utilisation de noms ou d’images représentant une culture pour faire la promotion de quelque chose sans avoir obtenu le consentement de la communauté concernée.  

Visionne la vidéo L’appropriation culturelle (Briser le code) pour une explication plus concrète. 

De plus, il existe une différence claire entre l’appropriation culturelle et l’appréciation culturelle. La vidéo Cultural Appropriation vs. Appreciation (CBC Radioexplique cette différence.

Les micro-agressions sont des actions, des comportements ou des commentaires qui communiquent des messages offensants et blessants ciblant une ou des personnes appartenant à un groupe marginalisé.  

Une micro-agression peut aussi se manifester de manière inconsciente, ce qui relève des biais inconscients expliqués ci-dessus. Néanmoins, les conséquences sont réelles pour les personnes ciblées.  

Parfois, poser une question du genre « D’où viens-tu ? » à une personne de couleur peut sembler totalement banal, mais cette personne s’est probablement fait poser la question de nombreuses fois depuis son enfance, malgré le fait qu’elle soit née au Canada. Cette question pourrait devenir très dérangeante et même frustrante pour la personne concernée.   

Visionne les vidéos Les micro-agressions (Briser le code) pour une explication plus concrète. 

Le profilage racial, c’est toute action entreprise pour des raisons de sécurité et de protection du public, qui repose essentiellement sur des stéréotypes fondés sur l’origine ethnique, la couleur, la religion, etc.  

Le profilage est généralement exercé par des personnes en position d’autorité (ex : services policiers, employeurs, propriétaires, etc.) qui traitent différemment une personne racisée.  

Nous entendons souvent des exemples concernant les services policiers, soit lorsqu’une personne subie une surveillance disproportionnée en raison de sa couleur de peau ou qu’un groupe marginalisé expérimente une sous-protection de la police.  

Il existe d’autres exemples, comme un employeur qui filmerait un employé de couleur afin de prévenir un vol, une enseignante qui interviendrait plus sévèrement avec un élève en raison de son origine ethnique, un serveur qui refuserait de servir de l’alcool à une personne autochtone par crainte qu’elle devienne violente, etc.   

Visionne la vidéo Le profilage racial (Briser le code) pour une explication plus concrète. 

Contenu basé sur la Commission ontarienne des droits de la personne 

La fragilité blanche est un concept qui a été proposé pour désigner la faible tolérance des personnes blanches lors de discussions au sujet du racisme ou de leurs privilèges 

La fragilité blanche représente les réactions émotives et défensives des personnes blanches lorsque certains de leurs comportements sont jugés racistes. Par exemple, une personne blanche pourrait ressentir de la colère, un sentiment de culpabilité, avoir tendance à argumenter, minimiser la situation ou quitter la conversation.  

Ce type de réaction est dommageable, car il ne permet pas d’aborder la question du racisme et détourne l’intention de dénonciation.  

Pour en savoir plus, consulte le lexique de la Ligue des droits et libertés

Le génocide culturel est un concept utilisé par certaines personnes pour représenter la destruction intentionnelle d’une culture, soit par des structures politiques et des pratiques de domination et d’exploitation (ex : assimilation forcée visant à éliminer les traditions, les pratiques culturelles, les langues, etc.).    

Ce concept n’est pas reconnu par le droit international, mais il a entre autres été utilisé dans la Commission de vérité et réconciliation (CVR) pour décrire le traitement des peuples autochtones par le Canada, en faisant référence au système des pensionnats autochtones.

 

POUR CONTRER LE RACISME 

L’antiracisme est un effort actif et conscient afin de lutter contre toutes formes de racisme individuel, institutionnel ou systémique.  

L’antiracisme est un processus qui consiste à reconnaitreidentifier et dénoncer le racisme, ainsi qu’à remettre en question des croyances, des comportements, des pratiques, des politiques et des structures dans le but d’éliminer le racisme.   

Pour connaitre des actions concrètes afin de participer au mouvement antiracisme et agir en tant qu’allié.e, consulte l’article Participer au mouvement antiracisme    

Le Gouvernement de la Colombie-Britannique a mis en place un programme provincial de lutte contre le racisme (anti-racism program) afin de promouvoir des projets collectifs favorisant la diversité, l’inclusion, l’équité et la lutte contre le racisme.

L’antiracisme est un projet qui nécessite l’implication collective de toutes et tous.  

Les allié.e.s sont les personnes qui luttent activement contre toutes formes de racisme et de discrimination, même si elles ne font pas partie d’un groupe marginalisé.  

Il existe plusieurs actions concrètes afin d’agir en allié.e : consulte l’article Participer au mouvement antiracisme  

Écoute ce que des jeunes ont à dire à propos du rôle d’allié.e :

Vidéo produite par Tel-Jeunes.

Il existe une différence importante entre l’équité et l’égalité.  

ÉGALITÉ

L’égalité, c’est de traiter tout de monde de la même manière.  

Toutefois, ce principe ne reconnaît pas le fait que certaines personnes ont des privilèges alors que d’autres n’en ont pas.  

Ainsi, traiter tout le monde de la même manière peut donner des avantages aux personnes déjà privilégiées et empêcher les personnes moins privilégiées d’accéder aux mêmes opportunités.   

 

ÉQUITÉ  

L’équité, c’est de donner à chaque personne ce dont elle a besoin pour réussir.  

Ce principe reconnait et considère les différences au sein d’un groupe ou d’une société pour redresser les injustices et atteindre une réelle égalité 

Ainsi, les personnes moins privilégiées auraient le doit à un traitement « adapté » pour leur permettre d’accéder aux mêmes opportunités.   

Dans le mouvement antiracisme, le fait de reconnaitre les différences (comment certaines personnes sont avantagées et d’autres désavantagées) est un premier pas afin de rétablir les inégalités. 

D’autres exemples concrets de l’utilisation du principe d’équité :  

  • Les élèves ayant par exemple un trouble d’apprentissage peuvent avoir accès à des adaptations scolaires (ex : plus de temps pour faire un examen).  
  • La construction de rampes d’accès pour assurer l’accès aux personnes à mobilité réduites.  
  • Dans les sports, certaines règles prennent en considération l’âge, le sexe et le niveau de la personnes (ex: le golf propose différents niveaux de départ).   

Visionne la vidéo Équité vs égalité (Les brutes) pour une explication plus concrète. 

L’intersectionnalité est un terme créé afin de représenter l’expérience unique des personnes appartenant à différents groupes marginalisés 

L’intersectionnalité est une approche qui considère tous les aspects de l’identité d’une personne pour une meilleure compréhension des expériences de discrimination vécues 

Une personne peut donc faire partie de plusieurs groupes marginalisés à la fois, considérant son origine ethnique, son sexe et son identité de genre, son orientation sexuelle, ses limitations diverses, sa langue, sa classe économique, etc.    

Visionne la vidéo (anglais) suivante pour une explication plus concrète :

Vidéo produite par Learning for Justice.

La réconciliation est un processus qui vise à rétablir une relation égalitaire basée entre autres sur le respect mutuel, la reconnaissance et le partage.  

Au Canada, la Commission de vérité et réconciliation (CVR) a définit la réconciliation comme un processus qui consiste à « établir et maintenir une relation mutuellement respectueuse entre les peuples autochtones et non autochtones de ce pays ».  

La Commission a été créée en 2008 pour documenter les conséquences et les impacts continus des pensionnats autochtones sur les peuples autochtones, puis 94 appels à l’action ont été présentés dans un rapport publié en 2015. Ces appels à l’action nous incitent toutes et tous à poser des gestes concrets vers une nécessaire réconciliation. 

Apprendre la vérité au sujet de l’histoire des peuples autochtones au Canada permet de mieux comprendre l’importance de la réconciliation qui nous concerne toutes et tous.    

Consulte l’article La réconciliation, je peux aussi y participer pour connaitre des actions concrètes que tu peux faire.

À noter : le contenu suivant est basé sur des références externes fiables, mais la liste n’est pas exhaustive. 

Pour plus d’informations, consulte les définitions proposées par erase racism, Delta School DistrictAmnistie Internationale Canada francophone, le Glossaire pour l’éducation autochtone.  

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